Date8 juin 2024Horaires20hLieuCathédrale Notre-Dame du Puy, Grasse
Jean-Philippe Collard
PIANO—Fauré / Chopin
Programme du récital
Gabriel Fauré :
Nocturne n° 6 en ré bémol, opus 63
Barcarolles n° 1, 3, 5
Ballade en fa dièse mineur
Frédéric Chopin :
Nocturne en ut mineur, opus 48 n° 1
Fantaisie-Impromptu, opus 66 en ut dièse mineur
Nocturne, opus 15 n° 3 en sol mineur
Ballade n° 4 en fa mineur
Jean-Philippe Collard
Pianiste de renommée mondiale, Jean-Philippe Collard intègre le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris à l’âge de 10 ans et obtient son premier prix de piano. Il débute une carrière internationale qui l’amènera à jouer sur les scènes les plus prestigieuses (Carnegie Hall, Teatro Colon à Buenos Aires, théâtre des Champs Elysées et Royal Albert Hall à Londres). Convaincant les plus belles audiences avec son jeu cristallin, Jean-Philippe Collard emplira le 8 juin la cathédrale de Grasse avec un récital de Chopin et de Fauré qu’il maîtrise à la perfection.
Fauré / Chopin
« Chopin est mort alors que Fauré était encore tout enfant. Les univers dans lesquels ils ont grandi étaient on ne peut plus différents. Pourtant, un lien secret semble les relier. Comme Chopin, Fauré a composé des Nocturnes, des Préludes, des Impromptus, des Valses (Caprices), une Ballade. Et si Chopin s’est limité à une Barcarolle, Fauré en a composé treize. Tant de proximité ne relève pas du hasard. Et même si Fauré n’a jamais tenté de copier Chopin (sauf peut-être de manière allusive dans quelques pièces de jeunesse), l’un et l’autre poursuivent un même but, mais à des degrés différents : se fonder sur des formes relativement vagues (Préludes, Impromptus, Nocturnes, Ballade) ou sur une pulsation rythmique relativement définie (Valses, Barcarolles) pour ouvrir de nouveaux domaines à l’expression et à la sensibilité. Pour atteindre cet objectif, il fallait aussi transgresser les règles de l’harmonie classique et de ce point de vue, l’un et l’autre sont allés aussi loin qu’ils le pouvaient en leur temps. Il est passionnant d’entendre comment l’un et l’autre ont traité chaque genre. Chopin passe généralement pour le plus passionné, Fauré pour le plus intimiste et fasciné par les clairs-obscurs, mais qui sait si parfois, ils n’échangent pas leurs tempéraments ? »
Jacques Bonnaure






